samedi 19 février 2011

Enorme, allez un CR...

Non, pas la zigounette (standard) mais la surface de mes écrans depuis l'arrivée du 28 pouces. Ce confort supplémentaire, ces 54 pouces au total me donnent de bonnes sensations et de plus, me portent chance.

En effet, à peine inauguré, je fais une win sur le 28 pouces la semaine dernière puisque c'est sur celui-ci que finissent les TF.

Ce soir, je démarre un nouveau set de tournois, une dizaine, 5 par écran. Je n'en mets pas plus tout simplement parceque l'offre française ne permet pas non plus de faire de folies à un certain niveau de BI en multitabling: Pas assez de tournois.

Passé minuit, il en reste deux: Un 20 euros Stars (petit shoot) 3.500 euros et un deepstack Winamax 2.500 euros. Je vais essentiellement me concentrer sur le Stars, bien que je sois dans les 10 derniers sur le Wina: Les prix sont plus elévés et la situation meilleure. Sur le Winamax, je suis short en permanence, structure pourrie oblige et je me contente de choisir les spots en push or fold. A ce jeu-là, je monterais environ 500.000 chips et finirais 8ème sans rien de notable à raconter.

Le tournoi Stars est bien plus intéressant. Tout d'abord, à l'aproche de la bulle tf, cela fait une heure que je suis short-stack. J'ai push une Quinzaine de fois et remonte lentement mon tapis. Les derniers tours, j'ai envoyé mon tapis deux fois par tour et je sens le moment du call inéluctable. Des 89s, du KQ, du AT etc...

Je push donc pour la énième fois alors que mon stack a sensiblement augmenté. Il avait chuté à 11.000 et j'ai 22.502 à ce moment, 16 BB et AT. 6 personnes à table et je suis UTG. Déjà, le push est limite, confirmé par les tables nash: A cette position et ce tapis, je dois push A7S+ mais seulement AJ+. On va dire que c'est Borderline. Les autres doivent call 99+ et l'overcall est limité à QQ+.

Voyons la main:



Il snap-call et c'est assez effrayant. Je prie pour le flip et la river me sauve. Je me retrouve enfin à un stack confortable, à l'approche de la tf. A noter que vilain ne fait aucune erreur, le call 99+ étant bon.

Je vais prendre quelques pots puis vient une main inattendue, suite à une série de limps. Je ne peux pas refuser une telle cote, même avec 46:



Top pair et open-ended au flop. Je check, avec le plan de push mon combo en cas d'action. Ce qui ne rate pas. J'avoue que j'ai un doute quand il call mais le 44 me rassure rapidement.

Puis un classique revisité: Le setmining suivi du slowplay pour déstacker la grosse paire:

On ne s'en lasse pas. Et me voilà chipleader en tf, juste au bon moment!!! J'ai la bagatelle de la moitié des jetons de la table, quand même.

Je vais ensuite agresser énormémént. Dans un premier temps, ca va payer payé en blinds puis, avec des mains moyennes, je vais perdre une série de 55, 33 et autres mains face à des shorts dont je call le all-in et perds systématiquement. Un cinquième du stack y passe, mais sans gros dégats encore.

A ce moment, je suis toujours chipleader et euphorique. Jerôme m'a rejoint depuis la tf, alors que j'avais 11.000 chips et m'encourage. Et forcément, l'horrible suckout arrive, qui me laisse pantelant:



Je suis au 36ème dessous. J'étais largement devant avec ma TPTK inpériale, la doublette de ce 9 joué avec les pieds me laisse à moitié mort à 5 left avec une dizaine de blinds. Désespoir, rage, la palette habituelle d'émotions passe. Heureusement Jerôme me remonte le moral: Il me dit, courage EZEQK, ce n'est pas fini, ton stack t'a sauvé, tu peux revenir.

Entretemps, on passe à 4 left. Je push UTG avec KJ et 11 BB. Mon bourreau chanceux me call encore, et avec JJ. Seul un K peut me sauver et:



Le K river!!! Cette fichue river qui nous trahit tant de fois, pour une fois, elle m'offre la revanche sur le fish à la doublette de 9. Je reprends 2/3 de mon stack initial et un tapis décent. Et le moral qui remonte en flêche.

Le push est correct: KJ+ selon les tables nash.

Quelques minutes plus tard, vient l'estoquade:



Imparable. Je reprends tous mes jetons et repasse chipleader énorme, laissant exangue mon ancien bourreau.

Le rythme s'accélère et nous voici en HU. Mon adversaire est ultra-agressif, trop en fait. Je commence à l'attraper et croit bien le tenir sur cette main:



Je slowplay et pense l'attraper voir lui faire commetre une grosse bourde mais il sent le piège sur ce board et lâche, dommage...

Puis je fais une erreur qui me coûte cher: Je call trop un 7 floppé, il est tellement agressif, et me retrouve amputé d'une bonne partie de mon tapis. Il raise énorme 4, 5 blinds any 2. Et je touche QQ face à un autre de ses raises. Je décide de slowplay, tentant le tout pour le tout et flat-call:



Il chatte et ça me coûte la win. Dommage, c'est le coup d'avant qui m'a mis en situation de faiblesse. Je le controlais bien jusque là. Et j'aurais dû raise all-in cette QQ. Deuxième donc sur ce 20 euros 3.500 euros très sympa;

Ce fut néanmoins une belle soirée, riche en émotions. Qui confirme que je suis avant tout un joueur de tournois. Jamais le cash ne me donne une telle excitation que lorsque je me bats en tf. C'est pourquoi je le lâche de plus en plus au bénéfice des MTT.

Soirée magique donc, BR qui continue à grimper tranquillement. C'est dans ces moments là que l'on se rapelle pourquoi on joue au poker: Pour ressentir cette sensation unique et grisante des 3 dernière places de la tf, dans un tourbillon de raise et de all-in...

Un grand merci à Jerôme de m'avoir remonté le moral juste après le suckout, j'ai pu rebondir et repartir à l'assaut.

4 commentaires:

Rincevent a dit…

Tu t'es fait sur slow playé dans la dernière :)

VGG!

Ricardoc a dit…

GG
;-)
GL pour la suite !
;-)

Anonyme a dit…

gg

EZEQK a dit…

Merci les gars.

Et désolé de la réponse tardive, je gère mal les commentaires et n'arrive plus à désactiver la modération.